Elke Van Den Brandt: «A Bruxelles, il faut des petites voitures électriques légères»

Elke Van Den Brandt: «A Bruxelles, il faut des petites voitures électriques légères»

Alors que le Salon de l’auto s’ouvre au public ce vendredi, la ministre de la Mobilité bruxelloise Elke Van Den Brandt était l’invitée de La Première. Bornes électriques, taxes forfaitaires, taxe kilométrique... : elle est revenue sur tous les projets en cours dans la capitale. « Il faut convaincre une partie des navetteurs de fonctionner autrement et de fluidier le trafic pour ceux qui n’ont pas le choix ».

Pour la ministre, il y a « urgence », autant pour une question de mobilité que de santé public. Elle appelle aussi les gens qui désirent acheter une voiture à réfléchir aux mesures annoncées : la fin du diesel en 2030 et de l’essence en 2035 à Bruxelles, des mesures perçues comme « radicales » par certains mais « le plus radical, c’est de ne rien faire », répond-elle. « Il faut investir massivement dans les alternatives et pour ceux nqui ont besoin de la voiture, avoir la voiture la plus propre possible ». A Bruxelles, les SUV et autres grosses voitures n’ont pour leur place pour Elke Van Den Brandt, qui estime qu’il faut privilégier des « petites voitures électriques, légères ». Elle entend stimuler leur achat par des taxes forfaitaires. « J’espère que les autres régions vont le faire aussi mais, nous, à Bruxelles, nous n’avons pas le luxe d’attendre enocore cinq ans ».

Pas assez de bornes électriques en ville ? La ministre rappelle que 100 bornes seront installées d’ici l’été à Bruxelles mais il faut aussi « stimuler la mise en place de bornes dans les espaces privés, comme il y en a déjà dans les supermarchés, les parkings, les entreprises... ». La capitale en compte 233.

Autre levier fiscal : la taxe kilométrique. « Je veux offir aux navetteurs des alternatives, et augmenter les offres de transports en commun ». Quid des autres régions qui n’en veulent pas ? « Je ne peux pas plaver des parkings de dissuasion en Wallonie. Je peux le faire à Bruxelles mais je ne peux pas le faire partout ». Elke Van Den Brandt regrette par ailleurs que le gouvernement flamand ait fermé la porte alors que c’est leur étude qui démontrait que la taxe kilométrique était un système plus juste.

 
 
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