Ouverture des frontières européennes: interdiction en passe d’être levée pour 14 pays dès le 1er juillet

Ouverture des frontières européennes: interdiction en passe d’être levée pour 14 pays dès le 1er juillet

L’Union européenne a l’intention de lever l’interdiction d’entrée sur son territoire pour les résidents du Japon, de l’Australie, du Canada et de 11 autres pays à partir du 1er juillet. Les frontières resteront fermées aux Américains. Cependant, les États membres doivent encore confirmer leur consentement par procédure écrite, selon des sources diplomatiques.

Au niveau diplomatique, les États membres se sont mis d’accord sur une liste de quatorze pays dont les résidents pourront à nouveau se rendre dans l’Union européenne à partir du 1er juillet. Toutefois, les États membres doivent encore donner leur consentement par procédure écrite. Elle a été lancée le lundi après-midi. Le délai est fixé à mardi midi.

La liste complète

La liste comprend l’Australie, le Japon, le Canada, l’Algérie, la Géorgie, la Nouvelle-Zélande, le Maroc, le Monténégro, le Rwanda, la Serbie, la Corée du Sud, la Thaïlande, la Tunisie et l’Uruguay. Ce sont des pays qui contrôlent mieux ou de manière similaire à l’Europe la pandémie. Les voyageurs en provenance de Chine sont également les bienvenus, mais seulement si Pékin accepte à nouveau les voyageurs européens.

Pour les habitants de pays tels que les États-Unis, le Brésil, l’Inde, la Turquie et la Russie, les frontières européennes ne sont pas encore ouvertes. L’état de la pandémie dans ces pays ne permet pas encore à leurs habitants de retourner sur le vieux continent. Toutefois, la liste peut être régulièrement adaptée.

Afin de freiner la propagation du coronavirus, 26 des 27 États membres (à l’exception de l’Irlande) et quatre autres pays de l’espace Schengen (Suisse, Norvège, Islande et Liechtenstein) ont fermé leurs frontières extérieures européennes aux voyages non essentiels depuis la mi-mars. Au début de ce mois, la Commission a proposé la réouverture partielle et progressive des frontières extérieures à partir du 1er juillet.

Le secteur touristique en difficulté

Toutefois, la composition de la liste a pris un certain temps. Après tout, cette décision a un impact économique énorme. Les États membres du Nord prêchent la prudence, mais les États membres du Sud qui sont très dépendants du tourisme risquent de perdre beaucoup d’argent. L’absence de touristes américains coûtera à elle seule à l’Italie 1,8 milliard d’euros cet été, selon la principale organisation agricole Coldiretti.

Les États membres ont le dernier mot à leurs frontières, mais la Commission avait demandé aux États membres une approche coordonnée. Cela est également nécessaire maintenant que la plupart des frontières au sein de l’Union européenne ont été rouvertes. Une majorité qualifiée (55 % des États membres représentant 65 % de la population de l’UE) est suffisante, mais dans un dossier délicat comme celui-ci, une décision à l’unanimité est plus souhaitable, selon les milieux diplomatiques.

 
 
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