En partant de rien, nous avons trouvé une autre manière d’être productifs !

En partant de rien, nous avons trouvé une autre manière d’être productifs !

YellowStraps, ce sont deux frères autodidactes belges. Nés au Rwanda et après un passage en Ouganda, Alban et Yvan Murenzi se sont implantés dans le creuset multiculturel bruxellois. Toujours sur la même longueur d’ondes et partageant les mêmes valeurs, leurs influences sont aussi variées que leur parcours de vie : jazz, soul, hip-hop et musique électronique. Le duo traduit merveilleusement ces courants dans un style qui lui est propre et qui lui vaut la reconnaissance des médias internationaux.

• Ouverture ou réouverture, que signifie ce terme pour vous ?

L’ouverture a vraiment pris une toute autre dimension depuis peu. Aujourd’hui, cela signifie être ouvert à des choses qu’on n’avait pas l’habitude de faire avant le Covid. Mais aussi être prêt à découvrir de nouveaux modes de vie, de nouvelles manières de penser. C’est carrément la perception de notre vie que nous sommes en train de changer !

• Partagez-vous aisément vos histoires personnelles avec d’autres ?

Tout dépend évidemment des personnes que l’on a en face de soi. Je pense que les gens comprennent mieux maintenant que ce qui compte, c’est de passer du temps avec ses amis et de prendre le temps de prendre de leurs nouvelles. Passer plus de temps de qualité, en somme.
Au final, consciemment ou inconsciemment, nos relations vont changer, c’est sûr.

• Le bonheur réside parfois dans les petites choses. Nommez-en quelques-unes qui ont de l’importance à vos yeux.

J’adore la cuisine, j’y passe beaucoup de temps. J’apprends sans cesse de nouvelles recettes. Branchez-moi sur la cuisine indienne et je vous prépare un curry savoureusement relevé. Même si au fond, je ne suis jamais allé en Inde (rires). C’est sans doute une lacune à combler… et l’occasion de s’ouvrir à une autre culture. Le sport aussi m’apporte à sa façon sa part de bonheur, surtout quand il est partagé avec notre bulle. C’est peut-être aussi le moment de s’adonner à une activité qui nous était inconnue jusque-là. Il ne faut pas sous-estimer le bonheur des petites choses, comme le fait de s’ouvrir aux autres, en le montrant ostensiblement. En enlevant ses écouteurs en public, par exemple. Cela symbolise le fait que l'on est moins centré sur soi-même, on montre que l’on désire être plus ouvert aux autres. C’est un joli geste, très subtil, mais que j’aime beaucoup.
Prenez plus de temps pour discuter avec vos proches, avec la famille ou même avec des amis que vous auriez peut-être perdus de vue, et vous verrez le bénéfice immédiat sur votre degré de bonheur !

• Qu'est-ce qui vous a aidé à ne pas baisser les bras ces derniers mois ?

Cette période m’a donné énormément envie de composer. Avec mon frère, nous avons ressenti tous deux l’envie très forte de se lancer dans la composition de chansons. Comme tous nos concerts étaient soudainement annulés, c’était une bonne manière de remplir nos journées.
C’est d’ailleurs comme ça qu’est né le Yellockdown project. Via des appels vidéo, nous avons réuni des artistes de plusieurs pays : France, Grande-Bretagne, Islande, Allemagne et, bien sûr, la Belgique. Au total, 13 chansons vont sortir le 2 octobre sur toutes les plateformes. Aujourd’hui, deux singles sont même déjà disponibles sur Spotify. Nous sommes partis de rien et nous avons tout simplement trouvé une autre manière d’être productifs et créatifs.
Nous avons aussi participé à plusieurs festivals, comme le Swipe Up, organisé au profit de la Croix Rouge de Belgique.
Le fait de sentir qu’il y avait quand même des choses qui se passaient et qu’il y avait des gens qui tentaient de mettre des projets en place, a contribué au fait que nous n’avons jamais baissé les bras.

• Au vu des derniers mois, quelles sont les personnes que vous admirez plus qu’avant ?

Ces derniers mois, ce sont surtout des collectifs, plutôt que des personnes isolées, qui ont recueilli mon admiration. Plus précisément des collectifs qui veillaient à redistribuer les ressources.
Plusieurs initiatives locales ont, par exemple, réalisé plusieurs livestreams ou des collectes de fonds pour des causes utiles et respectables.
Par ailleurs, une société bruxelloise a fabriqué des t-shirts montrant 2 personnes qui s’embrassent avec un masque sur le nez et la bouche. Tous les bénéfices de la vente de ces t-shirts ont été versés à la Fondation Roi Baudouin pour aider les hôpitaux qui luttent pour soigner les malades du Covid.
De manière générale, j’admire toutes les personnes qui se serrent les coudes afin d’aider les gens à s’en sortir.

• Après cette période spéciale liée au coronavirus, vous avez carte blanche : comment allez-vous redessiner le monde ?

J’aimerais donner à tout le monde l’opportunité de travailler et de se sentir bien dans son travail. Le travail est crucial, c’est l’activité qui nous prend le plus de temps dans notre vie. Du coup, il est important d’avoir un travail dans lequel on s’épanouit et qui nous offre la possibilité de développer de belles choses.
Mais je souhaiterais aussi offrir un travail qui permette de prendre plus de temps pour les choses simples de la vie.
Évidemment, je voudrais aussi un monde où la culture soit davantage mise en avant, avec beaucoup moins d’inégalités et les mêmes droits pour tout le monde.

• Dès que ce sera possible, qui allez-vous inviter afin d’élaborer ce plan ?

Pour quelqu’un de ma génération, je pense à un personnage comme Barack Obama. C’est un président emblématique qui a fait évoluer les choses dans le bon sens. Il a influencé positivement le cours de l’histoire. J’ai clairement confiance en lui pour m’aider à changer le monde (rires).

• Que voulez-vous apporter à la société après cette période ?

Au travers de notre Yellockdown project, nous avons voulu montrer que les artistes se soutiennent. Malgré le confinement, des gens peuvent rester unis pour travailler ensemble, créer, sortir de la musique. Malgré toutes les ondes négatives, je veux rester positif et aller de l’avant.

• Quelle est votre résolution pour demeurer aussi ouvert que possible à l'avenir ?

En cuisine, l’heure est au Slow Food. Personnellement, je voudrais préconiser le Slow Living ! Plus je parviendrai à ralentir, plus je pourrai être ouvert pour adopter un mode de vie où je pourrai prendre plus de temps pour mes proches et ma famille.

Si vous avez vu le nouveau spot de Coca-Cola avec YellowStraps, vous savez que, ensemble, nous pouvons sortir plus forts de ces temps difficiles. Plus que jamais, il est important de penser aux petites choses du quotidien qui sont devenues très spéciales et que nous pouvons appréhender d’une manière différente à l’avenir. C’est dans cet esprit que nous avons décidé d’engager le dialogue avec YellowStraps pour comprendre quel regard ils portent sur la nouvelle normalité

Cette interview fait partie d’une série de cinq articles pour la nouvelle campagne “Ouvert, plus que jamais” de Coca-Cola. Hâte de lire l’interview suivante? Lisez ici comment Fabrice Lamproye (Les Ardentes) a vécu l’été passé. Dans le troisième article nous avons demandé à Maureen O'Sullivan, Senior Manager Public Affairs & Sustainability chez Coca-Cola, comment elle voulait rendre le monde meilleur.