Rien ne remplace l’émotion des artistes en live !

Rien ne remplace l’émotion des artistes en live !

Voltaire l’a dit bien avant lui, mais Fabrice Lamproye, le très bouillonnant organisateur de festival à Liège, l’assène encore aujourd’hui : « Il faut cultiver notre jardin ! ». Et comme Candide, Fabrice croit fermement que chacun doit cultiver son savoir-faire pour ne pas retomber dans les erreurs du passé.

• Réouverture, que signifie ce terme pour vous ?

Une nouvelle ouverture implique forcément une remise en question générale et personnellement, je ressens le besoin d’une ouverture à la nature. Les circonstances ont fait que j’ai plus de temps pour la découvrir.

• Le bonheur réside parfois dans les petites choses. Nommez-en quelques-unes…

Le bonheur se loge souvent dans des échanges d’idées que l’on a autour d’un repas avec des personnes que l’on apprécie. J’ai aussi profité du confinement pour apprendre à faire du pain. Partir d’eau et de farine et aboutir à un bon pain au levain, c’est très gratifiant (rires).

• Qu'est-ce qui vous a aidé à ne pas baisser les bras ces derniers mois ?

Avec mon équipe, on a essayé de se projeter un an en avant pour composer une affiche encore plus attrayante pour l’édition 2021 des Ardentes. La production artistique m’a aussi permis de ne pas me morfondre. J’en ai profité pour lancer un label de musique (première réalisation : le dernier disque de Jean-Christophe Renault), qui est d’ailleurs le fruit d’une collaboration familiale puisque le logo a été dessiné par mon fils.

• Des personnes que vous admirez plus qu’avant ?

Surtout les individus qui n’ont pas fui leurs responsabilités pendant la crise, comme le personnel soignant.

• Vous avez carte blanche : comment allez-vous redessiner le monde ?

Je me mettrais dans la tête d’un jeune. On doit vraiment redessiner le monde par rapport à eux, en tenant compte des erreurs commises. Ces mois que nous venons de leur voler sont bien plus importants pour eux que pour les personnes au parcours de vie plus fourni. Il faut leur donner l’occasion de rattraper le temps qu’ils viennent de perdre.

• Qui allez-vous inviter afin d’élaborer ce plan ?

Des jeunes avec une belle vision, un esprit indépendant et dotés d’une forte personnalité, le monde en a besoin !

• Que voulez-vous apporter à la société après cette période ?

De revivre des moments intenses, des émotions en groupe, des moments comme on peut en proposer en festivals. Rien ne remplace des artistes en live. L’inspiration naît de l’émotion, et nous en avons vraiment besoin !

• Une résolution pour l'avenir ?

Une phrase me vient à l’esprit, au propre comme au figuré : il faut cultiver son jardin !

 

Si vous avez vu le nouveau spot de Coca-Cola, vous savez que, ensemble, nous pouvons sortir plus forts de ces temps difficiles. Plus que jamais, il est important de penser aux petites choses du quotidien que nous pouvons appréhender d’une manière différente. C’est dans cet esprit que nous avons décidé d’engager le dialogue avec Fabrice Lamproye pour comprendre quel regard il porte sur la nouvelle normalité.

Cette interview fait partie d’une série de cinq articles pour la nouvelle campagne “Ouvert, plus que jamais” de Coca-Cola. Dans la première interview, vous lisez comment Alban et Yvan Murenzi, du groupe YellowStraps, ont utilisé le confinement pour leur nouvelle initiative 'Yellockdown Project'. Dans le troisième article nous avons demandé à Maureen O'Sullivan, Senior Manager Public Affairs & Sustainability chez Coca-Cola, comment elle voulait rendre le monde meilleur.